Profondeurs de Paul Gadenne
« Ce soir, j’ai décidé que j’allais me mettre à un poème. Il sera court. Une dizaine de vers tout au plus, étant donné que nous vivons dans les temps modernes. »
Écrire un poème peut relever de l’épreuve quand on a des ambitions démesurées. Le jeune homme qui se lance dans cette aventure depuis son petit logis d’une modeste rue parisienne va en faire l’étrange expérience, mesurant qu’il s’est engagé dans une tâche irréalisable : ce texte, qu’il espérait libéré de toute contingence, semble contaminé par tout ce qui l’entoure, et notamment cette rue étroite qui l’obsède et où semblent s’agiter ses propres fantômes. Quand il y rencontre une mystérieuse jeune femme, il sent que quelque chose pourrait enfin advenir.
Paul Gadenne appartient au club des méconnus dont la France littéraire a le secret. C’est le charme de ces écrivains de conserver, malgré le temps qui devrait les éroder, leur force d’attraction. Nous sommes heureux qu’il rejoigne notre forêt avec ce court roman très urbain (suivi d’une nouvelle montagnarde et basque) qui a marqué notre jeunesse comme celle de bien des lecteurs et lectrices.
Il paraîtra le 8 janvier, préfacé par Mathieu Terence, avec une couverture signée Gérard DuBois.
