Ossip Senkovski
auteur
Né dans une famille noble de Pologne, Ossip Senkovski (1800-1858) se spécialisa très tôt dans les langues orientales, voyageant deux ans durant (1819-1821) au Moyen Orient avant de devenir titulaire à l’âge de vingt-deux ans d’une chaire d’arabe et de turc à l’Université de Saint-Pétersbourg où il travaille jusqu’en 1847.
C’est qu’outre parler polonais, russe, persan, syriaque, latin, grec, serbe, italien, français et allemand, il étudia aussi l’islandais, le chinois, le mongol et le tibétain.
Il collabore à plusieurs journaux dont « L’Abeille du nord », une gazette politico-littéraire qui fut éditée à Saint-Pétersbourg de 1825 à 1864, où il signait ses feuilletons avec les pseudonymes de baron Brambeus ou de Toutoundji-Ogla.
Il usa souvent le pseudonyme de baron Brambeus, pour ses textes burlesques voire caustiques quand il s’agissait d’apostropher ou de pourfendre les sottises et clichés de son époque.
En 1834, il devient le rédacteur en chef du « Bibliothèque pour la lecture » (Cabinet de lecture), une revue mensuelle, premier journal à grand tirage de l’Empire russe, qui parut à Saint-Pétersbourg de 1834 à 1865. Ce succès lui vaut nombre de critiques et de jalousies : on lui reproche son mercantilisme, ses origines polonaises et son cynisme.
Journaliste, orientaliste, et tout simplement polygraphe, il fut surtout un critique littéraire sévère.

